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Y a-t-il une crainte d’un couvre-feu à 18 h?

Le taux d’incidence est sur un plateau en Ile-de-France – Alain JOCARD / AFP

  • En Ile-de-France, l’incidence du coronavirus est sur un plateau, environ 130 cas pour 100 000 habitants.
  • Les spécialistes craignent que les effets des vacances et de la variante anglaise ne plongent la France dans un scénario «anglais».
  • Les services de réanimation en Ile-de-France sont occupés à 50% par des patients atteints de Covid-19.

Rideau à 18h00 aigu. C’est ce que vivent les habitants de quinze départements de l’est et du sud-est de la France depuis le 2 janvier. Objectif: ralentir la circulation des
COVID-19[feminine. Dans les Alpes Maritimes, le département actuellement le plus touché
épidémie de coronavirus en France l’incidence atteint 330 cas pour 100 000 habitants, contre 130 en moyenne en France et les courbes continuent de voler. Des chiffres qui font pâlir les autorités sanitaires car 67% des lits de réanimation sont déjà occupés dans la salle et les effets des vacances pourraient se faire sentir dans les jours à venir.

Ailleurs, le couvre-feu est maintenue à 20h00 mais certains départements – Allier ou Côte d’Or, par exemple – pourraient rapidement “changer”, le taux d’incidence général et / ou sur 65 ans dépasse désormais 200 cas pour 100 000 habitants, la limite fixé par le gouvernement. En Ile-de-France, les indicateurs sont également examinés au jour le jour. Pour l’instant, l’incidence varie entre 125 dans les Hauts-de-Seine et 140 à Paris. Même parmi les personnes de plus de 65 ans – la population la plus à risque – ce taux est d’environ 140 dans la région. Quant aux lits de réanimation, ils sont à moitié occupés par des patients atteints de Covid-19.

Un plateau

Pour l’instant, les courbes de la région Ile-de-France sont relativement stables, sur un “plateau”, mais les spécialistes n’excluent pas l’hypothèse d’une augmentation soudaine et difficile à maîtriser de l’épidémie, comme de ce qui s’est passé à Londres. Le brassage des populations lié aux vacances scolaires, aux repas en famille, à la baisse des températures sont autant d’éléments qui jouent en faveur de la circulation du virus. «En théorie, on aurait pu commencer à voir les effets du réveillon de Noël il y a un ou deux jours, mais il faut être très prudent et se donner quelques jours de plus avant de pouvoir analyser l’effet des vacances sur l’épidémie, d’autant plus que pour le moment. les conséquences de la nouvelle année ne sont pas encore perceptibles », observe le Pr François Bricaire, spécialiste des maladies infectieuses et membre de l’Académie de médecine.Le temps d’incubation de la maladie est en effet estimé à une dizaine de jours.

L’arrivée de la variante anglaise, beaucoup plus contagieux, cela pourrait aussi changer la donne. Mardi, le directeur de l’aide publique aux hôpitaux parisiens (AP-HP), Martin Hirsch, a indiqué qu’un cas précoce avait été identifié en
Paris. “Je regarde avec une grande inquiétude ce qui se passe sur le sol britannique, on ne peut pas prédire avec précision ce qui va se passer en France, mais il faut se préparer à une situation similaire”, insiste le professeur François Bricaire.

Quant à la question de savoir si le vaccination anti-Covid, qui va s’intensifier dans les prochains jours, pourrait ralentir sa propagation, elle n’y croit pas du tout. «Les effets seront probablement trop tardifs si l’incidence commence à augmenter rapidement. «Il suffit de tourner la tête vers nos voisins de l’autre côté de la Manche, plus efficaces que nous en termes de vaccination, pour partager leurs inquiétudes.



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Delphine Perrault

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